lundi 10 octobre 2011

Penguin Prison : ‘’ Je partage les préoccupations des gay et lesbiennes ‘’


Dernières vérifications avant de partir. Presqu’un rituel … Tout est là : le marqueur pour la dédicace aux internautes, la précieuse chemise cartonnée jaune contenant mes humbles questions, l’appareil-photos au cas où, et bien sûr le fameux dictaphone, sans lequel rien de cette nouvelle interview ne pourra être retranscrit. Le jeune homme que je dois rencontrer aujourd’hui n’a que 25 ans mais déjà un parcours artistique bien rempli … Multi-instrumentiste, vocaliste, producteur, remixeur entre autres pour Kylie Minogue et Jamiroquaï, Chris Glover aka Penguin Prison, son projet électro attendu depuis plus d’un an et demi … Le rendez-vous a été fixé au sous sol d’un restaurant qui borde le forum des Halles, et c’est au fond d’une salle un peu obscure, genre salle de billard, que j’aperçois Chris, souriant mais les yeux visiblement fatigués par une journée intense de promo. Quelques instants d’attente - la fin d’un shooting-photos - et on me fait signe que je peux le rejoindre. L’interview peut commencer …

Tof : Bonjour Chris, merci de me recevoir pour qu’on parle ensemble de ta musique survitaminée ! Ton label dit de ta musique qu’est plutôt influencée sixties et seventies. Moi j’y retrouve plutôt des références eighties … Qu’en penses-tu ?
Penguin Prison : Je te rassure tu n’es pas le seul à me le dire! Je pense que l’essentiel de mes influences vient d’artistes comme Michael Jackson, Prince, ou les Talking Heads, qui est effectivement un groupe des années 80. Donc oui je suis ok avec ça … [Sourire]

Tof : Penguin Prison … pourquoi as-tu choisi ce nom plutôt bizarre ?
Penguin Prison : En fait je m’en fichais un peu. Tout ce que je voulais c’est que mon propre nom Chris Glover n’apparaisse pas. J’aimais bien l’idée du nom de groupe ! La vérité c’est que j’adore les noms ridicules choisis au hasard … A l’adolescence avec un ami on s’était amusés à écrire une chanson rap juste pour le fun … Il est venu avec des paroles qui faisaient « He’s a Penguin Vision … He went to the Penguin Prison and he’s in a Penguin Position ». J’ai trouvé ça vraiment amusant, et lorsque plus tard il a fallu me trouver un nom je m’en suis souvenu …

Tof : Dis-moi finalement Penguin Prison est juste un artiste solo ou carrément un groupe ?
Penguin Prison : Hmmm, c’est juste moi mais en fait je travaille avec beaucoup de personnes différentes. Quand j’enregistre c’est toujours avec des amis qui interviennent sur plusieurs chansons. Par exemple je suis fan du groupe Holy Ghost et ils m’ont aidé sur deux titres. Du coup j’ai mis la patte à leur propre album, toujours avec des amis à moi. Sur scène par contre, je ne suis pas seul mais accompagné d’un trio de musiciens.

Tof : Ok ! Dis-moi tu as commencé à chanter très tôt dans une chorale de gospel, puis tu as joué dans un groupe de punk … Tu sembles avoir des goûts très éclectiques alors pourquoi avoir choisi l’electro pop pour ton tout premier album ?
Penguin Prison : J’ai toujours beaucoup aimé ce style de musique. Je trouve l’inspiration chez des amis, comme Holy Ghost qui sont plutôt dance. Pour les futurs albums je ferai forcément quelque chose de différent, mais je veux que l’évolution se fasse de manière graduelle. Je n’aime pas les changements radicaux.


Tof : Le gospel, c’était un choix personnel ou juste pour faire plaisir aux parents ?
Penguin Prison : Je voulais me trouver une école qui me donne vraiment envie d’étudier, qui me rende enthousiaste. Du coup je me suis inscrit à la « Professional Performing Art School » de New-York … Le matin on avait des cours académiques et l’après-midi on pouvait aussi bien se retrouver dans les locaux d’une major, que dans un théâtre ou un cours de danse. Il se trouve que moi j’avais intégré une chorale de gospel, pas pour une question de foi mais parce que j’aime vraiment cette musique très spirituelle, qui fait naître un feeling particulier. Beaucoup de mes chansons préférées parlent de Dieu alors que je n’y crois pas moi-même. Ce n’est pas pour autant qu’on doit s’empêcher de chanter sur ce sujet ! J’ai trouvé cette expérience vraiment enrichissante, grâce notamment à une prof très stricte, très attachée à la discipline.

Tof : C’est d’ailleurs peut-être le gospel qui est à l’origine de révélations telles que Prince ou Michael Jackson
Penguin Prison : Oui probablement. On me trouve quelque fois plus proche de l’attitude de Prince, surtout lorsque je joue live et que je fais pivoter ma guitare électrique accrochée dans mon dos … [Sourire]

Tof : Tu joues de combien d’instruments ?
Penguin Prison : Basse, guitare, synthé. Des amis m’accompagnent sur l’album mais en fait c’est moi qui joue la majorité des sons qui composent ce disque.

Tof : Tu y parles beaucoup d’argent … Ca veut dire que tu as un problème particulier avec ça ?
Penguin Prison : [Rire] L’argent est un sujet qui touche forcément énormément de gens, spécialement dans la société actuelle. Je trouve que l’économie y tient vraiment une place étrange alors qu’aux Etats-Unis, en Europe, partout on est en pleine crise … Ma chanson « Multi-millionaire » parle de ça, du fait de vivre comme un multi-millionaire alors qu’on n’a plus un sou … C’est facile d’utiliser une Carte Bleue pour acheter toujours plus. Tu n’as pas besoin d’argent pour ça ! Cet état d’esprit est assez répandu à mon avis et je trouve ça bizarre ...

Tof : Ok j’en déduis que tu n’es pas intéressé par l’argent. Donc si quelqu’un télécharge illégalement ton album j’imagine que ça ne te posera pas de problème ?
Penguin Prison : [Sourire gêné] Pffff … Je ne sais pas vraiment quoi faire avec ce problème … J’ai juste l’impression que depuis 10 ans les choses ont évolué naturellement de façon à permettre le téléchargement gratuit. Pour moi c’est directement lié à la crise économique. On n’a tout simplement plus assez d’argent pour se payer de la musique ! En fait je comprends le phénomène : les gens sont littéralement pris à la gorge …

Tof : Certains artistes offrent des chansons, voire des albums complets en téléchargement légal gratuit. Penses-tu que c’est une solution ?
Penguin Prison : Oui tout à fait. Personnellement j’aime partager de la musique gratuitement … Un album peut être téléchargé de cette manière et ensuite s’il plait vraiment le public l’achètera ! C’est tout simplement une manière de supporter un artiste et de lui donner la possibilité d’enregistrer un autre album. Aujourd’hui beaucoup d’artistes concentrent le maximum de leur argent à leurs concerts … C’est devenu plus important que de vendre des disques, et en même temps le public continue à acheter leurs disques.


Tof : Penses-tu que le public gay à quelque chose à voir avec ton succès ?
Penguin Prison : En effet j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de gay et lesbiennes parmi les fans de Penguin Prison … J’en ai remarqué pas mal lors de mes concerts où parmi les fans qui postent sur le web. Je trouve ça cool même si je ne sais pas vraiment expliquer pourquoi … En plus je partage tout à fait leurs préoccupations. Je crois que tout le monde doit avoir les mêmes droits et je suis évidemment pour le mariage entre deux personnes de même sexe.

Tof : Avant cet album tu as réalisé beaucoup de remixes, notamment pour Goldfrapp, Jamiroquaï, Kylie Minogue ou dernièrement Darren Hayes. Comment choisis-tu les artistes avec lesquels tu collabores ?
Penguin Prison : Le premier remix que j’ai fait était pour Marina and the Diamonds. Il a été diffusé un peu partout sur Internet et on peut dire que c’est vraiment lui qui a tout déclenché car c’est à partir de là que j’ai eu plein de demandes … Je n’avais plus qu’à dire oui ou non … En fait lorsque je réalise un remix je n’aime pas écouter la version originale. Je vire la partie musicale et je n’écoute que la voix, puis j’adapte ma propre musique. Une fois que ça c’est fait, là je m’amuse à écouter l’original, juste pour le fun et pour voir de quelle façon il est différent de ce que j’ai créé.

Tof : On dit souvent qu’une bonne ligne de basse est l’ingrédient indispensable à un bon hit… Quelle est ta propre recette magique pour le tube imparable ?
Penguin Prison : Tu me poses une colle ! [Sourire] Je n’en ai aucune idée. Ce qui est important pour moi c’est de respecter tous les sons et de faire en sorte qu’ils se répondent de manière harmonieuse. Quand tu joues de la basse ça entraîne une certaine humeur. Pareil pour la batterie ou n’importe quel instrument. Il faut créer l’osmose !

Tof : Quel est ton modèle par exemple ?
Penguin Prison : Quincy Jones par exemple. Quand tu écoutes sa musique tu peux vraiment ressentir une espèce d’alchimie indescriptible ! Pour moi le tube parfait est peut-être "Billie Jean" ou "Don’t Stop till I get enough" de Michael Jackson

Tof : Est-il vrai qu’avant cet album tu as failli sortir un autre projet qui avait été signé par Q-Tip … ?
Penguin Prison : Oui en fait il cherchait des artistes pour son nouveau label. Je lui ai envoyé mes démos et il m’a contacté mais ça ne s’est finalement pas concrétisé. Après cet épisode j’ai signé chez Interscope, cette fois-ci sous mon nom Chris Glover. C’était pour une musique totalement différente mais ça n’a hélas pas été édité et j’ai dû quitté le label, pour travailler à d’autres choses et petit à petit devenir Penguin Prison.

Tof : Ca pourrait ressortir un jour ?
Penguin Prison : Peut-être mais c’est vraiment un son totalement différent … Ca mélange va du rap à la folk … D’ailleurs on y trouve une chanson qui ressemble un peu à "Graceland" de Paul Simon … Et puis à côté de ça il y a une chanson résolument pop …

Tof : Avec ta rencontre avec Q-Tip, j’imagine tu as une petite expérience du monde du hip-hop. Penses-tu que ce milieu va un jour faire une croix sur son homophobie ?
Penguin Prison : Oui enfin ça dépend. Je crois que le phénomène se retrouve moins chez des artistes plus vieux, comme Jay-Z par exemple. On se souvient tous d’Eminem, qui avait eu cette réputation à un moment et qui finalement a ensuite collaboré avec Elton John. C’est encourageant et je pense que ça va finir par se tasser ... mais ça va se faire graduellement et prendre encore beaucoup de temps !


Tof : En tant que producteur, comment penses-tu que la musique va évoluer désormais ?
Penguin Prison : J’ai l’impression que plus on avance dans le temps, moins on a peur de mélanger des genres complètement différents entre eux. Il y a de moins en moins de règles, de moins en moins de pression sur les artistes !

Tof : Pour Mark Ronson (ndlr; int CiteGAY), le futur de la musique est en fait un mix entre des anciens éléments et des sons nouveaux …
Penguin Prison : Oui je suis d’accord ! Il y a beaucoup d’équipements musicaux dont la qualité du rendu n’a jamais été dépassée. Certains synthétiseurs des années 80 par exemple n’ont pas d’équivalent actuel. De même, la façon dont la batterie était enregistrée dans les années 70, est pratiquement la meilleure … Si tu utilises une batterie des années 70 et un synthé des années 80, avec des éléments actuels, tu peux obtenir quelque chose de totalement surprenant et moderne.

Tof : J’ai été assez impressionné par la cohérence de cet album alors qu’il réunit des tas de styles différents, du funk à l’électro, en passant pas la transe psychédélique et même le pop-rock … J’imagine que ça a été un cauchemar de garder cette unité …
Penguin Prison : [Sourire] Pas vraiment … Par exemple pour « Desert Cold » j’ai eu une sorte de vision pop rock un peu 60’s et 90’s … mais c’est vrai que j’ai dû la refaire plusieurs fois en y incorporant du synthé, pour la rendre cohérente avec le reste.


Tof : A quoi ressemble Penguin Prison sur scène ? Restitues-tu exactement ce qu’on entend sur l’album ?
Penguin Prison : C’est presque la même chose, mais quand même plus une affaire d’ « êtres humains ». Oui c’est ça on va dire que ce sont des versions plus « humaines ». On essaie juste de faire danser le public et de faire en sorte qu’il s’amuse. Il m’arrive quelquefois de sauter dans la fosse ou de jouer de la guitare sur ma tête. En concert, tout est permis pourvu qu’on s’amuse !

Tof : Parmi ma petite liste d’artistes, avec qui préfèrerais-tu collaborer ? Lady Gaga, Madonna, Kylie ou Debbie Harry ?
Penguin Prison : Je n’aime pas tant que ça la musique de Lady Gaga, mais j’adore sa personnalité, ses costumes, son message et les causes qu’elle défend. Ce serait cool de faire quelque chose avec elle ! Peut-être que ce serait intéressant de faire une chanson totalement différente de ce qu’elle a pu faire jusqu’à présent, un truc que j’aime quoi ! [Sourire] Mais elle est vraiment cool et adorable est c’est sûrement la plus grande pop star actuelle. C’est juste sa musique que je n’aime pas vraiment. Si tu n’écoute que sa musique tu vas penser que c’est finalement quelqu’un de très normal, pas si bizarre que ça et en fait c’est une artiste complètement barrée et c’est ça que j’adore …

Tof : Te sens-tu préparé aux excès que peut entraîner la vie de pop-star ?
Penguin Prison :
[Rires] Tu sais je fais de la pop-music et c’est déjà en soi une alternative à tout ce qui pourrait me tomber dessus. Je ne pense pas avoir besoin de m’inquiéter de ce genre de choses. J’essaie juste de faire de la bonne musique qui plaise au public, qu’il vienne à mes concerts et qu’il danse.

Tof : Et bien Chris, tu n’as aucun souci à te faire concernant ce point. Ton electro nu disco sautillante est tout simplement un véritable cocktail d’euphorie. On viendra tous y tremper notre paille dès le 22 octobre (22h) au Bus Palladium de Paris dans le cadre du Festival MAMA ! On a hâte de découvrir les versions ‘’humaines’’ de tes titres anti-morosités !

Découvre la chronique de l'album de Penguin Prison sur CitéGAY [ ICI ]

EN SAVOIR PLUS : http://www.penguinprison.com/

AUDIO PLUS : Golden train


mardi 20 septembre 2011

Vidéo : Découvrez le clip anti-homophobie du mystérieux projet Oscar Meteor


Derrière le nom énigmatique d' Oscar Meteor se cache un projet collectif imaginé par une équipe créative de musiciens, compositeurs, vidéastes, DJs, dessinateurs et performeurs basés à Paris.
L'équipe compte des collaborations prestigieuses, dont Ultra Violet, muse d' Andy Warhol, David Richard, producteur de Queen et David Bowie, ainsi que The Bangers, réalisateurs du premier album de Daft Punk, pionners du son French Touch...









Oscar Meteor est en fait un héros imaginaire aux origines mystérieuses qui la plupart du temps performe masqué.





Dandy à la fois élégant et meurtri, fragile et lucide à la fois, il est aussi observateur des bizarreries de notre société,
qu'il met
en lumière et en musique, tout en nous laissant le choix de changer les choses ou pas.






Pour ce faire, tous les 3 mois, il écrit une lettre ou "une carte postale aux terriens" quʼil affiche sur son site web(http://www.oscarmeteor.com), exposant le nouveau thème abordé dans ses chansons, basé sur ses explorations de notre monde.











Projet à la fois Rock et Electro, Oscar Meteor s'est donné pour mission d'aborder les sujets sociétaux importants tels que le racisme, le sexisme, lʼenvironnement ou lʼhomophobie dans ses chansons et vidéos.










Le premier thème de société qu'il a décidé abordé est lʼhomophobie, via le titre Water Under The Bridge, urgent, dérangeant et illustré par un clip provocateur réalisé par Jean-Christophe Polien. Un couple de garçons, filmé longuement comme s'il était observé par un voyeur, sʼembrasse et montre lʼimage même que lʼhomophobie ne veut pas
voir.






La chanson, quant à elle, fait moins appel à la confrontation et attend le jour où "lʼeau aura coulé sous les ponts", où quelques générations de combat et dʼacceptation auront fait que lʼhomophobie nʼaura simplement plus lieu
dʼêtre.





Le clip a occasionné quelques remous sur lʼinternet, et généralement bénéficié dʼun très bon accueil.





La musique quant à elle est plutôt sympatique au premier abord, avec son côté pop sombre de la fin des années 80, mais la voix lancinante et monocorde du chanteur peut facilement agacer et certains clichés alignés (Fifteen Minutes feat Ultra Violet est encore une énième chanson consacrée au 15 minutes de célébrités dont Andy Warhol avait parlé)peuvent carrément sembler indigestes ...





On préfèrera nettement les titres en version remixés, bien plus catchy et queer que les originaux ...






A découvrir par curiosité et parce que l'intention est bonne ... !






EN SAVOIR PLUS : http://www.oscarmeteor.com











VIDEO PLUS : Water Under The Bridge












Water Under The Bridge - Oscar Meteor from Cool Cat on Vimeo.









vendredi 9 septembre 2011

Concert Evénement: The Irrepressibles !!!


Entre Antony & The Johnsons (mais en mieux) Kate Bush et David Bowie, ce cabaret décadent et exhubérant, mené par le charismatique Jamie McDermott, avait interloqué et émerveillé le public et la presse présents au festival des Inroks en 2009 et à Paris quartier d'été en 2010.

The Irrepressibles est une véritable expérience visuelle et sonore à part, véritable boîte à musique en 3D, à la fois pop, baroque et burlesque, et furieusement gay-friendly !

Au service de compositions poignantes, servies par la voix unique et vibrante d'un chanteur au look qui ferait blêmir Lady Gaga elle-même (les costumes changent toujours d'un spectacle à l'autre) les violonnistes, flutistes, pianistes et violoncellistes ondulent leur corps comme des roseaux portés par le vent.

The Irrepressibles est plus une formation classique (au total ils sont une dizaine), qu'un groupe de rock ou de pop au sens commun du terme, mais avec des compositions qui lorgnent du côté de l'opéra ils habillent le tout d'une couleur résolument pop et moderne.

Le spectacle est irréel, surréaliste, incroyable de poésie, à en donner la chair de poule.

A noter que le déjà magnifique clip de "In This Shirt", a bénéficié d'une nouvelle version très gay-friendly et sensuelle réalisée spécialement pour la soirée de fermeture du club Zizi à Tel Aviz. Cette nouvelle moûture est signée comme l'originale par le réalisateur Roy Raz , également responsable du magnifique clip de "Lonely Lisa" (Mylène Farmer).

"In this shirt" vient d'être réédité avec bonheur dans une version remixée par les norvégiens Röyksopp, qui a motivé un troisième clip, réalisé par un fan cette fois, et qui utilise des scènes des "Amours Imaginaires" de Xavier Dolan, à découvrir également.

Nude est le tout nouveau spectacle audiovisuel à la poésie mondaine et épique de The Irrepressibles : images projetées à même les corps dénudés et paysages acoustiques se déploient autour du public.



"Une extravagance théâtrale pop enchantante" Sunday Times

"The Irrepressibles sont un des secrets les mieux gardés du Royaume-Uni mais ils ne le resteront pas longtemps" Independant On Sunday

"Un vocaliste doté d'un talent et d'une émotivité de folie" BBC 6 Music

"Ils créent un genre unique, mais qui reste facilement accessible..." Manchester Music





EN SAVOIR PLUS : http://www.theirrepressibles.com/




http://www.myspace.com/theirrepressibles




http://www.citedelamusique.fr/






VIDEO PLUS : In This Shirt (Clip original)







PAG, The lady is dead (version Ibiza)





Remixé par Röyksopp




INVITATIONS A GAGNER TRES BIENTOT POUR LES ABONNES CITEGAY !




Concert The Irrepressibles - Nude - le 22 Septembre à 20h -Cité de la musique 221 avenue Jean-Jaurès 75019 Paris M° Porte de Pantin

mercredi 7 septembre 2011

Argentine : bientôt un mariage gay entre deux militaires


Selon le journal Tiempo Militar du Mardi 6 Septembre, un couple formé d'un capitaine et d'un lieutenant-colonel aurait eût le feu vert de l'armée pour se marier prochainement, ce qui consituerait une première en Argentine.


Le site web du journal précise par ailleurs qu'un autre couple de sous-officiers a lui aussi entamé les démarches pour convoler prochainement en juste noce.


La publication, qui ne communique pas le noms des heureux élus, fait en outre remarquer que ce mariage pourra s'affranchir de certaines traditions du protocole militaire, sauf si bien entendu les futurs époux tiennent à les respecter: "La cérémonie de mariage étant strictement civile, aucune sorte d'acte religieux n'étant prévu, il ne sera nécessaire dans aucun des deux cas d'appliquer la norme qui veut qu'un officier ou un sous-officier revête l'uniforme de gala et porte les décorations qu'il peut avoir au moment de ses noces".


En Juillet 2010, l'Argentine devenait le premier pays d’Amérique du Sud et le dixième au monde à autoriser le mariage gay. Depuis, 2697 couples de partenaires de même sexe ont pu en profiter ...


mardi 6 septembre 2011

Le nouvel album de Desireless est sorti !


En Janvier 2011, nous vous parlion de la collaboration de Desireless avec le site participatif Akamusic ...


Avec l'objectif de sortir un album complet, la chanteuse proposait quelques titres solaires, résolument positifs et optimistes, ce qui nous permettait de retrouver avec grand plaisir sa voix si douce et apaisante.


Aujourd'hui l'initiative a payé, puisque le projet a reçu suffisament d'investissements pour être concrétisé. L'album "L'expérience humaine" est dans les bacs depuis le Lundi 5 Septembre, en grande partie grâce au soutien massif des fans LGBT, qui n'ont pas hésité une seconde à donner un signe d'amour à la personne tellement simple et proche d'eux qu'est Desireless ...


"L'Expérience Humaine", entre Chill Out, World Music, Bosa Nova, et Electro, a encore besoin de vous pour cette fois avoir la meilleure place en radios et dans les médias en général.


Pour le commander il suffit de cliquer sur http://fr.akamusic.com/desireless !


EN SAVOIR PLUS : http://fr.akamusic.com/desireless
Site officiel : http://www.desireless.net
Myspace : http://www.myspace.com/desirelessofficiel



VIDEO PLUS : Teaser de l'album "L'expérience humaine"




Robert Toutan parle de Desireless

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"L'Expérience Humaine" live




Desireless remercie CiteGAY (qui remercie desireless)

CHÉRIES-CHÉRIS 17


La 17e édition du festival "Chéries-Chéris", placée sous le patronage de Paris, ville des libertés, des arts et des avant-gardes culturelles, vous donne rendez-vous du 7 au 16 octobre 2011 au Forum des images, lieu privilégié où circulera le nouveau cinéma LGBT mondial.


Affranchies des justifications, les oeuvres sélectionnées affirment un cinéma gai, vivant, ouvert à toutes les réflexions, un cinéma engagé et renouvelé.


Avec une augmentation d’audience de 20 % lors de l’édition précédente, une programmation très appréciée par le public, une durée de festival étendue à 10 jours, "Chéries-Chéris", conforté par ce succès, poursuit cette expérience unique.

Sous la présidence de la comédienne Pascale Ourbih, et avec une affiche créée par les plus talentueux des artistes, Pierre et Gilles, la programmation 2011 composée d'une cinquantaine de séances nous fera découvrir ces dernières oeuvres à la fureur de vivre jouissive pleines d'un existentialisme redéfini et aux esthétiques réinventées.

Un jury de professionnels, composé d’artistes et de journalistes, posera son regard sur la compétition des films de longs métrages de fiction pour décerner le nouveau prix international de cinéma "Chéries-Chéris".

Enfin, pour en célébrer l'ouverture, de lui pour lui, d'elle pour elle, de lui à elle et d'elle à lui, "Chéries-Chéris" proposera des oeuvres d'art plastique, d'art contemporain, d'art cinématographique. Un cinéma de genre pour un festival transdisciplinaire.

Temps forts :

Ainsi du 7 au 16 octobre, vous découvrirez :

La compétition internationale de films inédits
12 films de long métrage de fiction vont concourir pour le Grand Prix "Chéries-Chéris" sous l’œil critique et bienveillant de notre jury. Venus de Chine, du Japon, du Brésil…

Section nouveau cinéma français
La production française de films LGBT, en 2011, est riche d’œuvres de jeunes cinéastes et de premiers films. "Chéries-Chéris" proposera en avant-première ces films engagés, enragés, poétiques et courageux, dans le but de soutenir, promouvoir et favoriser la croissance du jeune cinéma français.

Compétition des films documentaires
Films documentaires sur l’histoire et l'évolution des droits homosexuels, des droits sur les identités du genre, le féminisme, la lutte contre le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles, portraits de réalisatrices, réalisateurs, actrices ou acteurs. Le prix du meilleur film documentaire sera décerné par un jury spécial.

Des séances pour les scolaires
En partenariat avec "Collèges au cinéma" nous proposons éducation à l'image et sensibilisation aux thématiques LGBT, aux élèves de classes à travers des programmes qui permettent débats et axes de réflexion.

Une sélection de "films du patrimoine"
En hommage à nos chères icônes, nous reverrons des films, pour certains oubliés depuis des décennies, des copies restaurées 16 millimètres et une séance d’archives Super 8.

Une sélection de films d'art, réalisés par les plus talentueux de nos artistes

Des séances de films de courts métrages lesbiens, gays, bi, trans et queer venus du monde entier

Des évènements autour de nos invités prestigieux, des débats et des fêtes conviviales...


EN SAVOIR PLUS : http://cheries-cheris.com





Festival Chéries-Chéris - du 7 au 16 octobre 2011 au Forum des images - Forum des Halles - 2, rue du Cinéma - 75045 Paris Cedex 01

lundi 5 septembre 2011

Strasbourg aura son centre LGBTI en Octobre



Samedi 3 Septembre 2011 se tenait une réunion publique concernant l'évolution des travaux relatifs à l'ouverture imminente de la Station, le nouveau Centre LGBTI de Strasbourg.








"La ville devrait nous remettre les clés à la mi-septembre", déclare fièrement son président Jean-Philippe Restoueix.








Il est vrai que le projet, porté par une quinzaine d'associations depuis plus de trois ans, aura nécessité un véritable travail de longue haleine ...








Le lieu, qui a choisi pour devise "Ensemble, pour être plus visible", devrait ouvrir progressivement ses portes au public à partir de la fin du mois de Septembre, la date d'inauguration étant fixée à la mi-Octobre.








Avant tout endroit de détente, il aura surtout pour objectif de fournir une écoute et un soutien juridique ou sanitaire aux LGBTI (Lesbiennes, Gay, Bi, Trans et Intersexes) sans pour autant s'adresser exclusivement aux LGBTI, et même bien au contraire...








"Notre but est de faire avancer notre visibilité, montrer que nous faisons, comme tous les autres, partie de la cité " précisait Irène Tabellion en Avril 2011.




Volonté que confirme Jean-Philippe Restoueix dans Têtu parlant d'un lieu "de débats et de réflexions, intégré à la vie de la ville" , ouvert à tous les strasbourgeois !








L'espace de convivialité sera situé derrière la cathédrale, au rez-de-chaussée du 7 rue des Ecrivains ...

EN SAVOIR PLUS :

http://www.lastation-lgbti.eu/

http://clgbti67.over-blog.com